Les opérateurs immobiliers à Marrakech et au Maroc en difficulté

04/02/2019


Le Maroc compte de nombreuses sociétés de promotion immobilières en charge de la réalisation de nombreux projets. Parmi ces dernières, certaines sont cotées en bourse et il semblerait qu'elles rencontrent quelques difficultés. Selon l'indice sectoriel de l'immobilier à Marrakech et au Maroc, la baisse serait de 47% depuis le début de l'année 2018. Il est vrai que de nombreux facteurs sont à l'origine de la baisse de l'activité immobilière au Maroc, notamment la hausse des prix, et la rareté des crédits immobiliers, mais les investisseurs se plaignent également du manque de transparence des promoteurs du secteur. En glissement annuel, l'indice sectoriel affiche un écart de 60%. Pour ce qui est des promoteurs immobiliers, la société Addoha prévoit déjà de perdre 15% de son chiffre d'affaires au cours de l'année 2018. On a déjà observé une baisse de 15% des revenus au premier semestre de l'année.

La société Addoha présente déjà des faiblesses en bourse du fait de ses résultats qui étaient inférieurs aux attentes. Le cours de l'action Addoha a donc baissé de 5,07%, entraînant avec lui d'autres entreprises comme Alliances qui perdent 5,10% de sa valeur, Résidences Dar Saada qui en perd 7,25%. Des résultats qui ne réjouissent pas ces mastodontes de l'immobilier à Marrakech et au Maroc. Il est vrai que l'environnement immobilier n'est pas rose, mais ces entreprises ne se facilitent pas la vie, car selon les professionnels du secteur, elles ne communiquent pas suffisamment. De nombreux investisseurs ont d'ailleurs revendu leurs actions de façon précipitée. Ce n'est pas seulement l'activité des promoteurs qui est remise en question, mais aussi leurs méthodes de gestion.

La crise des biens immobiliers à Marrakech et au Maroc persiste depuis des années, c'est une crise dont le secteur a du mal à se sortir. La crise est encore plus flagrante et marquée à cause de la croissance économique qui ne brille pas non plus. L'augmentation des prix des biens depuis plusieurs années affecte négativement le taux de transactions. En plus de tout cela, l'offre et la demande ne se rencontrent pas forcément sur ce marché. En effet, l'offre ne correspond pas toujours aux attentes des acheteurs qui sont eux aussi de plus en plus exigeants vis-à-vis de ce qu'ils achètent. Les promoteurs n'ont pas encore trouvé la formule gagnante pour séduire les acquéreurs et ils en payent le prix. Addoha par exemple pense que la perte de vitesse dans son activité est causée par les exigences des acheteurs qui sont de plus en plus fortes. Afin de redonner du pep's à son activité, le groupe envisage de développer ses activités en Afrique de l'Ouest. On estime à 800 millions de dirhams le montant des investissements prévus en Afrique pour le compte de l'année 2018.